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Intérrogé, le slameur Muda Maxa se dit de retour depuis le 25 mars 2018

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Intérrogé, le slameur Muda Maxa se dit de retour depuis le 25 mars 2018
Muda Maxa instant slam à Kinshasa, @Self photo 2017

Depuis ce 25 mars 2018, l'écrivain-baroque Muda Maxana a signé son retour dans l'arène de l'oralité ; avec un clip-vidéo de son single « Tête en guerre », un extrait de son récent projet « Ma bouche sert le peuple ».

Sorti depuis Septembre 2017, ce son a, de lui-même enregistré plusieurs centaines de téléchargements sur la plateforme numérique : 243Stars ; il s'est même trouvé hissé à la première place de tous les meilleurs “ vocal ” (Spoken word) sur la plateforme.

Interrogé par l'équipe de notre rédaction, Muda Maxana nous a juste certifié que tout cela est “ le fruit du travail, et de la compréhension du terrain ” car dans la ville de Kinshasa (là où il réside), ce n'est pas du tout commode d'imposer le slam quand tout le monde s'adonne au Ndombolo, à l'Afropop, etc. etc. Il a tout de même nourri l'espoir qu'un jour le slam sera une expression artistique populaire au pays. Le slam doit percer, selon lui.

Le slam quid ?

C'est un mot qui viendrait de l’argot américain slam (« claque, impact »). Comme dans to slam a door (« faire claquer une porte »). Et en poésie, il sous entend une déclamation publique faite pour surprendre, émouvoir l’auditoire. Poésie orale et publique. Une autre explication du terme est donnée par l’initiateur du mouvement, Mark Smith (intervention en 2005 au Grand Slam national de Nantes) : il explique avoir choisi ce terme pour son sens sportif et ludique de schlem (en basket, bridge…).

Signalons aussi que tout le projet du poète Muda, est coordonné par Maïka Munan et ses vidéos seront toutes réalisées par T.A.M (Total Art Music). Selon ses dires toujours : “ Tous mes clips seront mis à la disposition du public, sans distinction aucune. Mais c'est juste l'E.P (l'album) qui sera audio.

Il nous dit dans la description : "Tête en guerre” puisqu'il faut le corps pour ressentir le pays, lui-même, souffreteux dans toute sa chair. “Tête en guerre” comme un hurlement pour dire, en la crasse nudité, les incohérences, les dérèglements, d'un pays, tellement souillé de l'intérieur, spolié de l'extérieur, rongé par toutes les merdes, qu'il n'existe plus que sur papier. “Tête en guerre” parce qu'au bout du petit matin, Muda Maxa, la tête imbue d'âme, d'esprit, de ventre même, créa pour résister. Et avec le pays au passé consumé, le rythme n'est jamais loin…

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