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Mfalme Jeffrey, dit Bababo toujours aussi magistral, il propose un nouvel album

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Mfalme Jeffrey, dit Bababo toujours aussi magistral, il propose un nouvel album
Mfalme Jeffrey, Photo d'archives

Sans doute, Mfalme Jeffrey dit Bababo, est l’une des mégas stars que compte la musique du Sud-Kivu. Ce bad boy a su imposer son art et son style dans une ville en proie à une abondance d’artistes musiciens.

Jeffrey est un artiste  qui alterne plusieurs rythmes parmi lesquels, le rap, Hip hop, dancehall, Reggae, l’Afrobeat et du Slam en swahili. Il prépare la sortie de son prochain album, d’où ses déplacements en dehors du pays pour le tournage de certains clips vidéos.

Comme la plus part d’artistes, Jeffrey  a commencé la musique à l’âge de 9 ans dans une église locale, alors qu’il était encore en quatrième année primaire. Poussé par la passion, le jeune choriste et futur prodige de la musique Bukavienne marquait toujours sa présence lors des croisades et campagnes d’évangélisation dans les églises ou dans les espaces publics.

Révolté dès le bas, il a réussi à intoxiquer ses amis pour scinder le groupe dans lequel il était afin de créer leur propre collectif au sein de la même église car explique-t-il cela leur permettait d’avoir l’opportunité  d’exposer leur savoir musical.

Durant quatre ans, il prend gout à une musique en dehors des installations religieuses, il quitte sa maison pour d’autres pays pour chanter et cela sans l’aval de sa famille.

Après l’obtention de son diplôme en 2011 avec ses 19 ans d’âge, le Mfalme commence la musique d’une façon professionnelle au sein du groupe The strong of BK. Un groupe qui a cartonné à Bukavu et qui regorgait en son sein les talents de l’époque. Il participe dans les chansons telles que Nyumba ya Kupanda, IOA, Non time to lose, La liberté, Ujumbe, Scandale et bien d’autres.

Vers la fin de l’année 2012, il travaille dans un projet appelé chantier des jeunes pour l’écologie qui consistait à produire des chansons et réaliser un film documentaire sur la protection de l’écosystème du lac Kivu.

King Jeffrey

En 2013, Jikol Hip Hop voit le jour, un label du studio Kaboneke avec lequel il a sorti cinq chansons avec Ready et CRP dont BK Mouv, BK stand up, Gheto, freemason et sweet. En avril 2013, le groupe The strong of BK va se disloquer. Toujours inspiré, il crée JZ crew avec son compagnon de lutte, Zed B. J pour dire Jeffrey, Z pour dire Zed B, et crew comme groupe en anglais.

 Trop vite ils vont s’imposer dans la ville, fort de leurs traces du passé qui ne cessaient de leur frayer un passage et surtout leur faire un nom. Dans leur album, plusieurs titres vont faire sensation dans la région, surtout Mitungi, portant également le titre de l’album.

Vers l’année 2015, ils vont faire un break, un divorce avec la musique  dans l’ultime objectif de se concentrer aux études, Jeffrey étudia dans une institution d’enseignement supérieur de Bukavu et son ami Zed B parti à Goma.

Cependant, c’est fut une décision pas facile à respecter car il n’a pas pu se débarrasser de la soif et  l’envie de faire de la musique.  Tout en étudiant, il sort God dis good, Vita ina endelea, Ju yako, Juwa lako, Ni muda wako, Nini auone et Jah Bless en collaboration avec CRP.

Dans la même année, il lance la seconde saison de Jikol Hip Hop dans laquelle il convie cinq autres artistes dont Uncle jino, Mr Irenge Mazee, Data brown, Oficer et RBK et CRP qui figurait dans la première saison.

Mfalme Jeffrey

Actuellement Jeffrey prépare un autre album intitulé +243, on se dirait bien que l’artiste et 243STARS.COM marchent sous les mêmes pas. Dans cet album il touche l’histoire, la géographie et l’actualité de la RDC, d’où ce nom de l’indicatif d’appel du pays.  

Sweet et Wana ku zarau avec Zed B, Mandela dont la vidéo est réalisée, Ulokole, Forever, la liberté remix en version acoustique, Nyota namoni en featuring avec Franklino, Shurita avec Ben beat et enfin Barabarani, sont les divers titres qu’il contient.

La partie audio de cet album sera officiellement lancé vers la fin du mois de mars dans un lieu que l’artiste compte dévoiler dans les jours à venir.

Pour lui le respect est le premier et grand avantage que la musique lui a déjà procuré.

« La musique me permet de bien réfléchir, pendant les cours et examens j’utilisais la musique pour mieux mémoriser à travers une mémorisation mélodique » signale Jeffrey.

Ce même art permet à Jeffrey de se frayer un passage et forger un nom dans son Sud-Kivu qui l’a vu naitre et la région toute entière, ajoute-t-il.

Pour lui la musique de Bukavu atteint petit à petit un niveau supérieur surtout grâce l’augmentation remarquable du nombre de studios d’enregistrement audio et vidéos et l’implication sérieuse des musiciens concernés. Ajouté à cela l’accompagnement des médias et la présence des sites internet spécialisés dans la diffusion des actualités à caractère culturels.

Il conseille à d’autres personnes voulant faire de la musique d’avoir trop de courage, de l’endurance tout en choisissant des thématiques innovatrices et non diffamatoires.

Il affirme que la compréhension de la musique et l’union entre artistes demeure un atout majeur pour promouvoir les talents locaux.

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