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Clovis Katembo revient sur la 1ère édition d’« Umoja » festival organisé à Kiwele – Lubumbashi

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Clovis Katembo revient sur la 1ère édition d’« Umoja » festival organisé à Kiwele – Lubumbashi
Photo League des jeunes @facebook feed

Au micro de Carine Tope, Clovis Katembo l’un des pionniers du forum des jeunes organisé à Lubumbashi revient sur la 1ère édition du festival UMOJA, organisé en date du 16 et 17 janvier 2018 à Kiwele - Lubumbashi.

Interviewé par Carine Tope pour le compte d'Okapi Métissage, Clovis Katembo nous parle du festival Umoja

Carine : d’où est partie l’idée d’organiser le festival ?

Clovis : je voulais d’abord signifier que le festival UMOJA ça veut dire un festival qui prône des valeurs unitaires, il y a aussi la paix et la non-violence. Donc ce festival était l’une des recommandations que nous avions prises lors d’un forum qu’on a eu à organiser ici dans la ville de Lubumbashi où il y avait plusieurs leaders des jeunes ; c’était un forum sur la non-violence et la culture de la paix. Et lors de ce forum on s’était dit qu’on devrait mener des actions au vu de la situation socio-politique que notre pays traverse et donc …

Carine : « Umoja » signifie l’unité, c’est sur base de ce mot que vous avez planifié toutes les activités qui se sont déroulées pendant deux jours ?

Clovis : Effectivement, « Umoja » comme la synthèse de ce festival se retrouve dans une chanson. Donc on voulait essayer de dire qu’en dehors de nos divergences politiques, régionales et tous nos intérêts privés, tous les congolais doivent être unis face à tous les problèmes, tous les défis, … d’une manière globale Umoja c’est l’unité.

Carine : Est-ce que vous pouvez nous expliquer qu’est ce qui s’est réellement passé, qui était là, quels étaient les invités ?

Clovis : avant de revenir sur les activités, je pense qu’il est important de souligner les deux journées que nous avons sélectionnées ce n’était pas juste au hasard donc on a voulu rendre les deux journées du 16 et 17 janvier qui sont des journées hautement symboliques pour la nation congolaise parce que ce sont des journées qui doivent inspirer la jeunesse congolaise et aider à sensibiliser la population congolaise sur ces valeurs.

Carine : donc parmi ces valeurs, la paix, l’unité mais aussi le patriotisme ?

Clovis : si je peux revenir sur les activités, on a ciblé trois groupes : les musiciens, les comédiens et les danseurs. Chanter la paix ; danser pour l’unité et faire une comédie pour la non-violence.

Carine : vous parlez de comédie, de la musique ; est ce que les messages ont suivi ce n’est pas seulement la musique pour danser et se divertir mais la musique pour transmettre un message selon les objectifs que vous vous êtes assignés pour ce festival ?

Clovis : je pense que l’une de bonnes manières pour faire passer un message c’est d’abord faire la sensibilisation savoir combien de personnes on touche et j’ai vu qu’on s’est basé sur certaines nations comme l’Afrique du Sud après l’apartheid, ils ont utilisé le sport pour essayer de sensibiliser la population alors nous nous sommes dit au-delà du sport, nous on pouvait utiliser la musique on a donc utilisé les artistes que la population peut facilement capter parce que ce sont des leaders d’opinion et donc ce sont ces artistes musiciens comédiens qu’on a utilisé pour sensibiliser la population.

Carine : Ils sont venus d’où principalement et ils étaient combien ?

Clovis : ils étaient nombreux, il y avait déjà presque 25 groupes qui ne se limitaient pas aux individus, il y avait certains groupes qui avaient 8 personnes, … un artiste qui est toujours accompagné, je donne l’exemple de Cyclone Rouge, qui est un groupe qui cartonne dans la périphérie de Lubumbashi ; ils étaient une dizaine ; donc c’était un grand festival qui a regroupé plusieurs personnes.

Carine : la scène musicale de Lubumbashi a plusieurs artistes, est ce que vous pouvez citer certains qui étaient là ?

Clovis : on avait Adré, Lomanix, Oxygene, … sont des artistes intellectuels qui peuvent faire passer le message. Il n’y avait pas seulement des grands mais aussi des autres artistes qui montent.

Carine : Alors c’est la première édition est ce qu’il y aura d’autres éditions ou c’était juste suite à la situation socio-politique du pays ?

Clovis : il y a encore un forum national qui va réunir les jeunes ça sera bientôt au mois de mai où il y aura encore des recommandations mais tellement que les gens aimaient le concept de ce festival et vu les demandes, nous sommes très sûr qu’on ne va pas s’arrêter à une édition.

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