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Dans une interview accordée à notre équipe, Shadow fait des grandes révélations sur sa vie artistique.

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Dans une interview accordée à notre équipe, Shadow fait des grandes révélations sur sa vie artistique.
Shadow Barazizo

Né à Kinshasa dans le quartier Yolo Sud de la commune de Kalamu, MASAMUNA BARAZA Patrick très connu sous son nom de scène SHADOW, est un artiste Congolais polyvalent puisqu'il arrive à s'adapter à plusieurs genres musicaux tels que le Rap, la Rumba .

Notre équipe a réalisé une interview avec lui pour essayer d'en savoir un peu plus sur sa vie. Voici donc ce qu'a été notre entretien avec lui.

243stars: Bonjour Shadow. Vous êtes artiste musicien évoluant à Kinshasa mais pouvez-vous vous présenter brièvement pour que le public ait une idée sur ce que vous êtes réellement ?

Shadow : Bonjour je m'appelle Shadow je suis artiste de Kinshasa, Congolais de naissance. Avant j'étais dans un groupe qu'on appelait "Sons Rares de Kin" et maintenant j'évolue dans la carrière solo.

243stars: Comment avez-vous commencé avec votre carrière d'artiste musicien ?

Shadow : La musique et moi c'est vraiment une longue histoire parce qu'à la base j'étais d'abord danseur, après je suis devenu droumeur puis après je suis devenu rappeur mais ça date. Après on a créé le groupe "Sons Rares de Kin" avec Oliverman, Dicta Ken, Fafy Djo, Ebonza et Yve Mavambu. Les autres ont ensuite quitté le groupe, nous ne sommes restés que moi, Oliverman et Dicta Ken.

Nous avons sorti la chanson Adia Remix en 2002, puis le titre Le Sida Est Là qui fut un véritable tube, ensuite nous avons lancé un album en 2006 avec la participation des artistes comme Marsiano et Jean Goubal.

En 2007, j'ai participé au projet "Non à la violence" initié par le rappeur producteur Lexxus Legal avec la rappeuse Américaine Tony Blackman. Un peu après je me suis déplacé vers Libreville où j'ai fais environ 10 ans.

243stars: En terme de production (singles, maxi singles ou album) et de prestation scénique, Shadow a combien des projets déjà réalisés ?

 Shadow : J'ai fait mon comeback en 2018, j'ai sorti la chanson "Que demande le peuple" en collaboration avec Marshall Dixon, Masta Sbo et Rcl Gloss. Une chanson qui a été bookée par Top Congo FM en période électorale.

 J'ai sorti une chanson intitulée "Ça va tuer les gens" et j'ai même participé au projet "Non au tribalisme" de Bm Killer et Ddt Leader mais aussi au projet "Tala yeyo" de Kratos et Lmb Records, un projet qui a réunie plusieurs artistes de Kinshasa parmi lesquels Gaz Mawete, Anita Mwarabu et M Kadima pour ne citer que ceux-là.

Cette chanson rend hommage aux femmes Congolaises violées à l'Est du pays et au docteur Denis Mukwege qui les prend en charge.

243stars: Votre bilan de l'année 2019 a-t-il été positif ? Quels sont les projets pour 2020 ?

Shadow: Le bilan est positif surtout sur le plan discographique comme je l'ai mentionné ci-haut. Pour 2020, il y a beaucoup des surprises. Il y a un son qui va sortir "Bongisa Mboka Nayo", je suis en collaboration avec Marshall Dixon.

Déjà cette année j'ai été le coordonateur et manager du projet "Yolo C'est Dallas", un projet destiné à revaloriser notre Quartier qui a pendant longtemps été considéré comme la capitale de tous les maux.

Je suis entrain de préparer un album, j'ai beaucoup des titres déjà enregistré mais je vais les sortir single par single. Il y a des collaborations qui arrivent avec les Américains mais aussi avec les Congolais évoluant à l'étranger.

 243stars: Quelles sont les difficultés que vous rencontrez très souvent dans votre carrière musicale ?

Shadow: Les difficultés sont légions, d'abord la réalité c'est qu'on a pas de producteur. On se bat seul, on doit courrir partout, y a beaucoup des difficultés. Je ne sais pas comment vous les détailer mais c'est vraiment dur parce qu'il n'y a pas de structure pour nous faciliter ce que nous faisons mais par la grâce j'ai une très bonne équipe maintenant et je crois que ça ira.

243stars: Avec l'industrie musicale quasi-inexistante en RDC, arrivez-vous à gagner votre vie avec la musique ?

Shadow: S'il faut dire gagner la vie de manière concrète en RDC par rapport à la musique, avant c'était plus dur mais maintenant y en a qui gagnent leurs vies avec la musique. Moi comme c'est encore le comeback, j'espère que je vais aussi gagner ma vie avec ma musique mais c'est pas facile.

243stars: Un dernier mot pour tous ces lecteurs qui vont vous suivre sur notre site web ?

Shadow: Pour le dernier mot je demanderai à ceux qui aiment la bonne musique surtout la musique urbaine de la RDC de soutenir les artistes. Quand il y a des concerts, allez-y acheter les billets. Il faut consommer Congolais.

Je demande qu'il y ait aussi de l'amour entre nous les Congolais, les artistes, les politiciens. Nous devons cultiver l'amour et non la haine.

243stars: Shadow nous vous remercions.

Shadow: C'est moi qui vous remercie.

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